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Autorité de régulation du sous-secteur de l’électricité (ARSE) : Une institution indépendante bientôt opérationnelle

Ils sont cinq, les directeurs opérationnels qui ont, ce 10 juillet 2013 à Ouagadougou, prêté serment de bien accomplir leurs missions au sein de l’Autorité de régulation du sous-secteur de l’électricité au Burkina. Ces directeurs entendent mettre en marche cette Autorité créée en 2009 avec un Comité de régulation de cinq membres ; mais qui depuis, est dans l’inertie.


C’est à l’issue d’un test de recrutement que ces directeurs ont été retenus, puis nommés à leur poste. Il s’agit du directeur de la communication et de la documentation, du directeur des affaires juridiques et du contentieux, du directeur du service économie et tarification, de la directrice des affaires administratives et financières, et du directeur des services techniques et de la régulation. «  Ce sont des experts qui ont chacun, plus de 10 ans de service », a confié la présidente de l’ARSE, Mariam Guy Nikiéma.
La cérémonie de prestation de serment du jour qui a connu la présence de personnalités dont le président de l’Autorité supérieur du contrôle d’Etat (ASCE), « va marquer le début de la fonctionnalité de l’Autorité de régulation  », a annoncé la présidente Nikiéma.

Des missions de l’ARSE

Les missions et les attributions assignées à l’Autorité de régulation se rapportent à la production, au transport, à la distribution et à la fourniture de l’électricité qui se matérialise par la commercialisation.

« Nous devons veiller à ce qu’il y ait un approvisionnement efficace, suffisant et pérenne, en énergie pour assurer le développement socio-économique pour un développement durable de ce pays », a relevé la présidente de l’Autorité de régulation. Et d’ajouter, «  nous devons veiller à la promotion des énergies renouvelables ». En somme, l’ARSE doit veiller à ce qu’il y ait la fourniture en quantité, en qualité du bien public qu’est l’électricité.

Le secteur de l’électricité est ouvert à la concurrence depuis 1998, surtout le volet production. Mais le dynamisme des investisseurs dans le domaine se fait encore attendre. D’où l’appel de Mme Nikiéma à l’endroit des opérateurs pour que l’investissement dans ce domaine soit une réalité dans notre pays. Dans ce sens, l’institution entend réfléchir rapidement aux mécanismes d’attraction d’investisseurs. Mais il faudra attendre deux à trois ans pour sentir véritablement l’impact de l’ARSE en matière de régulation d’électricité dans notre pays, a laissé entendre la présidente Nikiéma.

 
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