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Conférence de presse

L’ARSE dévoile aux journalistes le contenu de son rapport 2018

La présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE), Mariam Gui Nikièma, entourée de collaborateurs, a animé une conférence de presse, le mercredi 8 janvier 2020 à Ouagadougou. Les échanges ont essentiellement porté sur le rapport d’activités 2018 de l’institution.

Les données contenues dans le rapport 2018 de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) ont été rendues publiques, le mercredi 8 janvier dernier. C’était lors d’une conférence de presse animée à Ouagadougou par la présidente de l’institution, Mariam Gui Nikiéma. A l’occasion Mme Nikiéma a échangé à bâtons rompus avec les journalistes. Il ressort du rapport, par exemple, qu’en 2018, le secteur de l’énergie au Burkina a connu une évolution de l’ordre de 6,7% (2017-2018) contre 8,7% (2016-2017) et une hausse des ventes d’énergie de 8% (2017-2018) contre 10% sur la période 2016-2017.

L’animatrice principale de la conférence de presse a fait observer qu’au niveau de la production, la puissance énergétique installée est restée inchangée et qu’au niveau du transport, l’on a mis en service une ligne de 225 KV reliant Ouagadougou à Bolgatanga.

La Présidente présentant le contenu du rapport

La distribution de l’électricité quant à elle a besoin d’amélioration, pendant que la qualité de service est jugée dégradée. Madame Nikiéma a fait savoir que sur le plan économique et financier, la SONABEL a atteint un résultat net positif de 9,104 milliards en 2018 contre 6,907 milliards en 2017.

Elle a aussi indiqué qu’en contrepartie, l’Etat a subventionné le combustible consommé par la SONABEL, à hauteur de 36 milliards F CFA en 2018 contre 34 milliards F CFA en 2017.

Aux dires de la présidente de l’ARSE, le bilan de l’année 2018 est peu satisfaisant parce que l’on a identifié quelques insuffisances. Il s’agit de : l’absence de réserve de production, la forte dépendance à l’égard des énergies fossiles importées, le coût élevé du KWh qui impacte négativement la compétitivité des entreprises et la faible valorisation des ressources énergétiques endogènes.
Dans l’optique de mener à bien ses activités pour obtenir de bons résultats, l’ARSE a dû faire face à de nombreuses difficultés. Ces difficultés selon la présidente Nikièma sont, entre autres, l’insuffisance des ressources financières, la gestion financière et comptable et l’adoption des textes d’application de la loi n°014-2017/AN du 20 avril 2017 portant règlementation générale du secteur de l’énergie.

Les journalistes attentifs à la présentation du rapport

De l’avis de la présidente, le document contient des recommandations visant à « favoriser une meilleure atteinte des ambitions du gouvernement en matière de développement des infrastructures énergétiques et d’accès des populations au service public de l’électricité ». Ainsi, l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie préconise, à l’endroit du gouvernement, le financement des activités de régulation, le pouvoir de fixation des tarifs de l’électricité, le pouvoir d’autorité concédant des titres d’exploitation, etc.

Concernant les opérateurs du secteur de l’énergie, l’ARSE attend d’eux une efficacité de la séparation comptable de la SONABEL et le paiement de la redevance par les opérateurs du secteur de l’énergie.
La conférence de presse est intervenue huit jours après la remise du document (Rapport 2018) au Premier ministre Christophe Marie Joseph Dabiré.

 
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