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Régulation de l’électricité dans la sous-région

Le président de l’ARREC salue les performances de l’ARSE

Le président de l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO (ARREC), le Professeur Honoré Bogler, apprécie positivement les performances de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) du Burkina Faso. Il a accordé une interview au service de communication de l’ARSE. Dans l’entretien, Pr Bogler souligne que nonobstant sa jeunesse (dix ans d’existence opérationnelle), l’ARSE est une référence dans la sous-région ouest africaine. Au-delà des appréciations positives, le président de l’ARREC donne quelques conseils. Il formule également des recommandations pour améliorer le fonctionnement de la régulation du secteur de l’énergie au Burkina.


Le Président de l’ARREC, Pr Honoré Bogler, répondant aux questions des journalistes

« Laissez-moi vous rassurer, messieurs les journalistes, que le régulateur burkinabé de l’énergie jouit d’une appréciation positive auprès du régulateur régional de l’électricité et c’est peu dire », a déclaré le Professeur Bogler à l’entame de l’interview. Selon le président de l’ARREC, « l’ARSE du Burkina a obtenu des résultats forts appréciables qui lui permettent d’occuper une place de choix parmi ses pairs de la sous-région ». Il précise que les performances de l’ARSE le sont en dépit de sa jeunesse comparativement à d’autres pays où la régulation a vu le jour longtemps avant elle, « et ce, malgré son effectif insignifiant ».

Le président Bogler n’a pas tari d’éloge à l’endroit de la présidente de l’ARSE Mariam Gui Nikiéma qui, en 2016, alors que sa structure n’avait que trois années d’existence opérationnelle, a relevé le défi de l’organisation du 5ème forum de la régulation régionale de l’électricité de la CEDEAO, un forum qui a réuni à Ouagadougou plus de 150 participants venus de tous les pays de la CEDEAO.

Cependant, a déploré le Président de l’ARREC, le régulateur burkinabé de l’énergie, à l’instar de certaines structures similaires des autres pays, éprouve de sérieuses difficultés à disposer de sources de financement pouvant lui permettre un fonctionnement autonome. Partant de ce constat, il a tenu à formuler une forte recommandation dans le sens de l’adoption et la mise en œuvre de principes et règles pouvant garantir une autonomie financière et de gestion au régulateur.

En outre, « au regard des enjeux liés au développement du secteur de l’énergie, il est important d’une part de renforcer l’expertise et les compétences du personnel de l’ARSE, et d’autre part, veiller à ce que le processus de décision en son sein soit empreint du sceau de la rigueur et de la transparence, afin non seulement de marquer sa présence dans le secteur, mais aussi et surtout de renforcer sa légitimité et sa crédibilité auprès des acteurs », a souligné le Professeur Bogler.


De gauche à droite : M. Oumar Bangoura, Expert juriste de l’ARREC ; Pr Honoré Bogler, Président de l’ARREC ; M. Yaya Soura, Directeur de la communication de l’ARSE ; M. Thomson Uwem, Chargé de communication de l’ARREC.

L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) du Burkina Faso a dix années d’existence opérationnelle. Créée en 2007 par les autorités burkinabés dans le contexte de la crise énergétique qui a secoué la sous-région ouest-africaine dans les années 2000, l’ARSE du Burkina a été opérationnalisée en 2009 avec la mise en place de son Conseil de régulation. Cependant, après une décennie de fonctionnement, le régulateur burkinabé a du mal à se faire connaitre. D’où la réalisation d’un film documentaire en partenariat avec le Service d’information du gouvernement (SIG) du Burkina pour la promotion de ses missions et des actions qu’elle mène sur le terrain, a expliqué son directeur de la communication Yaya Soura. L’interview du Pr Honoré Bogler s’inscrit dans cette dynamique. Pour M. Soura, à l’instar des acteurs nationaux intervenant dans le secteur de l’énergie au Burkina, et au regard de la mission du régulateur régional de l’électricité de la CEDEAO, « le témoignage du président de l’ARREC est d’un intérêt certain pour davantage expliquer, voire justifier les fondements et l’importance de la régulation de l’énergie ».

 
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